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  <title>Quoi de neuf par chez moi ?</title>
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  <title>Miniville</title>
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  <author><name>Léga Moriquendi</name></author>
  <dc:subject>Bande Dessinée</dc:subject>
  <summary>j'ai craqué, j'ai créé une miniville. ça sert à rien, c'est donc indispensable.


si vous avez le courage, merci de cliquer une fois par jour (maximum) sur ce lien ;)


http://pocustown.miniville.fr/...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;j'ai craqué, j'ai créé une miniville. ça sert à rien, c'est donc indispensable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;si vous avez le courage, merci de cliquer une fois par jour (maximum) sur ce lien ;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://pocustown.miniville.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://pocustown.miniville.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Mon score de connard prétentieux</title>
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  <issued>2007-06-19T00:47:24+00:00</issued>
  <modified>2007-06-19T00:47:24+00:00</modified>
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  <author><name>Léga Moriquendi</name></author>
  <dc:subject>Lu, vu, entendu</dc:subject>
  <summary>Merci alg' ;)</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Merci alg' ;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur une échelle allant de 0 à 100, votre score de Connard Prétentieux est très exactement de 16.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;/dotclear/images/gandhi.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous êtes humble, ouvert, à l'écoute des autres, mais suffisamment intelligent pour ne pas vous embourber dans des débats stériles. Vous êtes vraiment un brave type. Toutes nos félicitations. Sincèrement. Comme disait Stevy en sortant du Loft&amp;nbsp;: ne changez-rien, restez comme vous êtes&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;clâsse, non&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.nofrag.com/quiz/cons/index.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.nofrag.com/quiz/cons/index.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Pour savoir où les retrouver</title>
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  <issued>2007-05-27T15:05:58+00:00</issued>
  <modified>2007-05-27T15:05:58+00:00</modified>
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  <author><name>Léga Moriquendi</name></author>
  <dc:subject>Lu, vu, entendu</dc:subject>
  <summary>Mes deux sketches préférés de Perusse !!!</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Mes deux sketches préférés de Perusse !!!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;http://www.dailymotion.com/aerise01/video/x1a2oq_francois-perusse-lhuissier&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;http://thierrybenji.free.fr/humour/sons/francois-perusse/Fran%e7ois%20P%e9russe%20-%20Avion.mp3&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Hurlement hystérique</title>
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  <issued>2007-04-12T12:41:11+00:00</issued>
  <modified>2007-04-12T12:41:11+00:00</modified>
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  <author><name>Léga Moriquendi</name></author>
  <dc:subject>Lu, vu, entendu</dc:subject>
  <summary></summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/dh2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La saison 2 sort le 18, la saison 2 sort mardi prochain, Fufu a promis de me l'offrir mardi prochain, je vais avoir la suiiiiiiiiiiiiiiiiteuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh&amp;nbsp;! !&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;* sourire béat *&lt;/pre&gt;



&lt;p&gt;on en oublierait presque la gastro :(&lt;/p&gt;</content>
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  <title>S.</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lega.moriquendi.free.fr/dotclear/index.php?2007/03/23/169-s" />
  <issued>2007-03-23T09:36:46+00:00</issued>
  <modified>2007-03-23T09:36:46+00:00</modified>
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  <author><name>Léga Moriquendi</name></author>
  <dc:subject>Bande Dessinée</dc:subject>
  <summary></summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/Bande Dessinée/mars07/s.JPG&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S. est un recueil composé des quelques souvenirs que Gipi a de son père, homme extraordinaire à l'en croire. L'auteur raconte des moments, héroïques ou pas, où S. l'a impressionné, que ce soit pendant la Seconde Guerre Mondiale ou après la naissance du narrateur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même les gribouillis que Gipi fait au téléphone lorsqu'il s'ennuie doivent être superbes et puissants. Alors que dire d'un album très autobiographique, où il évoque son père et l'admiration qu'il lui voue&amp;nbsp;? Le profond amour qu'il lui porte transparaît dans toutes les planches, miroirs de la dévotion d'un gamin haut comme trois pommes pour son &quot;papa&quot;. Certaines histoires sont bouleversantes, tel le récit du bombardement du village natal de ses parents, où la tension et le sentiment de ne rien pouvoir faire envahissent le lecteur de manière très aiguë. De la même manière, la peur des enfants abandonnés sur une île déserte est palpable, et le soulagement réel au retour des pères &quot;indignes&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le dessin d'une simplicité remarquable, et pourtant singulièrement percutant, entraîne le lecteur dans un maelström de sentiments divergents qui exacerbent des émotions déjà très fortes. Pas besoin d'attendre la fin de l'envoi pour être touché. Une véritable télépathie se met en place entre l'auteur et son lecteur, permettant à celui-ci de partager pleinement le ressenti de l'enfant Gipi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est difficile de parler des travaux de Gipi sans se parjurer, tant chaque album mérite, indépendamment des autres, la mention de &quot;chef-d'oeuvre&quot;. Cependant, S. atteint une intensité que l'on n'avait plus retrouvée depuis Notes pour une histoire de guerre. Et ce n'est pas rien de le dire&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Le sommeil de Léo</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lega.moriquendi.free.fr/dotclear/index.php?2007/03/23/168-le-sommeil-de-leo" />
  <issued>2007-03-23T09:31:48+00:00</issued>
  <modified>2007-03-23T09:31:48+00:00</modified>
  <id>http://lega.moriquendi.free.fr/dotclear/index.php?2007/03/23/168-le-sommeil-de-leo</id>
  <author><name>Léga Moriquendi</name></author>
  <dc:subject>Bande Dessinée</dc:subject>
  <summary></summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/Bande Dessinée/mars07/sommeildeléo.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après un spectacle d'hypnose, un jeune homme à qui l'on a dit de dormir ne se réveille pas. Ses yeux sont ouverts, mais il est incapable de faire quoi que ce soit par lui même, attendant sans cesse de son entourage qu'il lui donne des ordres. Celui-ci se compose d'un golden-boy, de sa secrétaire et de la meilleure amie de celle-ci, ainsi que d'une traductrice qui passe furtivement dans l'album. Ensemble, ils vont tenter de le &quot;réveiller&quot;, et par là-même se découvrir les uns les autres, avec plus ou moins de bonheur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Grâce à Quelques mois à l'Amélie, on connaissait de J-C Denis son talent pour les albums intimistes avec des personnages antagonistes. le Sommeil de Léo ne fait pas entorse au genre, de par cette relation tendue dès l'abord et ce golden-boy que l'on ne peut trouver qu'haïssable... Cependant, la grande réussite de l'album est de faire réfléchir le lecteur sur ce sentiment qui l'assaille dès l'ouverture, en lui faisant étudier le caractère de ceux qui l'entourent pour en voir le bon côté. Toutefois, le Sommeil de Léo n'est pas le dernier fleuron de l'auto-psychanalyse, ne faisant atteindre ce cheminement que grâce à un scénario subtil et bien ficelé où s'entrelacent points de vue et avis objectifs. Le tout est assaisonné de la dose de mystère nécessaire pour avancer, amenée ici par l'hypnose, dont il faut bien avouer qu'on ne connaît ni les tenants ni les aboutissants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le dessin réaliste permet de se concentrer sur la trame de l'histoire, sans rien y apporter ni en retrancher. Le rendu des couleurs et leurs teintes assourdies empêchent d'entrer dans le récit, imposant au lecteur une distance qui fait se dérouler l'album comme dans un rêve. J-C Denis continue d'appliquer la recette graphique qui lui a tant réussi précédemment, ici sublimée par le superbe Munken Pure 130g de Futuropolis, qui lui est infiniment plus profitable que le papier glacé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Sommeil de Léo est un album qui n'est pas forcément facile d'accès, dans le sens où il reste en surface très lisse et peu engageant. Cependant, il gagne à être lu, car son côté contemplatif permet une réflexion sur les relations entre les individus.&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Dieu n'a pas réponse à tout (mais IL est bien entouré)</title>
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  <issued>2007-03-19T18:46:21+00:00</issued>
  <modified>2007-03-19T18:46:21+00:00</modified>
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  <author><name>Léga Moriquendi</name></author>
  <dc:subject>Bande Dessinée</dc:subject>
  <summary></summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/dieunapasreponseatout.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dieu résoud chaque jours les millions de petits problèmes qui se posent aux humains dans leur vie quotidienne. Pour ce faire, il est aidé d'une myriade d'assistants&amp;nbsp;: tous les habitants du Paradis, et quelques-uns de l'Enfer par dérogation spéciale. Mais si le choix de la bonne personne est difficile, les réactions des bénéficiaires sont toujours imprévisibles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Benacquista est un romancier connu pour ses polars de qualité, souvent adaptés au cinéma, comme la Morsure de l'Aube et la Boîte Noire. Dans Dieu n'a pas réponse à tout..., construit comme un recueil de nouvelles, il se montre très inégal, l'excellent côtoyant le passable. L'idée de départ est certes originale, mais le traitement un peu simpliste gâche ce potentiel. On retiendra cependant les chutes de chaque épisode, généralement surprenantes et drôles. L'intervention de personnages réels donne un côté caricatural à l'affaire, qui n'est pas sans rappeler Dans la peau de John Malkovich dans lequel on ne sait plus réellement où s'arrête le scénario et où commence le délire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De Barral on avait lu récemment le regrettable Les aventures de Philip et Francis. Graphiquement on ne voit pas d'évolution dans son dessin figé et, pour le coup, grossièrement caricatural. On lui reconnaîtra cependant un certain talent pour le dessin d'humour qui serait certainement bien plus efficace dans des gags en une planche. On lui accordera toutefois le bénéfice du doute dans la mesure où les crayonnés de fin de chapitre montrent un réel coup de patte. De plus, les couleurs informatiques ne rendent certainement pas justice à son travail.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dieu n'a pas réponse à tout (mais IL est bien entouré) est un album divertissant, qui fait passer un bon moment sans pour autant être impérissable.&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Un taxi nommé Nadir</title>
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  <issued>2007-03-19T18:43:08+00:00</issued>
  <modified>2007-03-19T18:43:08+00:00</modified>
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  <author><name>Léga Moriquendi</name></author>
  <dc:subject>Bande Dessinée</dc:subject>
  <summary></summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/taxinomménadir.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nadir est taxi, taxi dans la nuit, taxi dans Paris mais il fait rarement la sortie des boîtes de nuit depuis qu'un soûlard a fait ses besoins sur sa belle banquette en cuir. Nadir est un vrai chauffeur de taxi, que Romain Multier et Gilles Tévessin ont suivi pendant plusieurs mois pour en savoir plus sur son quotidien. Et là, c'est la surprise&amp;nbsp;: Nadir n'est pas grossier, ni malhonnête. Il est plutôt cultivé, a un profond respect pour ses clients et n'écoute pas Rires&amp;amp;Chansons&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Loin d'être un reportage &quot;caméra à l'épaule&quot; sur la vie de chauffeur de taxi, un Taxi nommé Nadir est plutôt une suite de moments choisis, d'anecdotes qui, mises les unes après les autres, brossent un portrait des plus intéressants sur la vie de ces &quot;travailleurs de la nuit&quot; qui jouissent d'un dédain général de la part d'une population pour laquelle &quot;assis derrière un volant&quot; rime encore avec &quot;fainéant&quot;. Mais Nadir est loin d'être un fainéant. Et quand il raconte les crampes et les courbatures provoquées par la longue station assise, les discussions avec les clients, les trajets dans la nuit, on en vient à se dire que, finalement, ça a l'air relativement difficile, mais plutôt agréable d'être taxi... L'album est également bourré d'humour, de ces petites situations cocasses dont leur improbabilité même est la preuve qu'elles sont véridiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le graphisme, mélange de décors à la gouache et de personnages au crayon, donne un effet intéressant de dessin d'enfant faussement naïf. Cependant, il croque avec justesse et précision les petits travers de la vie quotidienne, les mesquineries et les regards en coin que le héros affronte, lui, jeune maghrébin au volant d'une grosse Mercedes...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Entre humour et poésie, un Taxi nommé Nadir est un album que l'on finit le sourire aux lèvres, avec la ferme intention de guetter tous les taxis blancs. Qui sait, on pourrait tomber sur Nadir ...&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Une hirondelle ne fait pas le printemps</title>
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  <issued>2007-03-05T10:49:17+00:00</issued>
  <modified>2007-03-05T10:49:17+00:00</modified>
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  <author><name>Léga Moriquendi</name></author>
  <dc:subject>Lis tes ratures</dc:subject>
  <summary>Mais n'empêche que c'est aujourd'hui que commence les 9ème Printemps des Poètes, consacré cette année à la lettre d'amour.
Je ne me lancerai pas dans d'hasardeuses compositions, je me contenterai d'un...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Mais n'empêche que c'est aujourd'hui que commence les 9ème Printemps des Poètes, consacré cette année à la lettre d'amour.
Je ne me lancerai pas dans d'hasardeuses compositions, je me contenterai d'un texte de Rainer Maria Rilke sur l'amour, extrait des &lt;ins&gt;Lettres à un jeune poète&lt;/ins&gt;&amp;nbsp;: &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;Nous savons peu de choses mais une certitude ne nous quittera pas, c&amp;#8217;est que nous devons nous mettre du côté du grave&amp;nbsp;; il est bon d&amp;#8217;être solitaire, car la solitude est grave&amp;nbsp;; qu&amp;#8217;une chose soit grave doit être pour nous une raison de plus de la faire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est bon également d&amp;#8217;aimer&amp;nbsp;: car l&amp;#8217;amour est grave, difficile. Avoir de l&amp;#8217;amour d&amp;#8217;un être humain à un autre&amp;nbsp;: c&amp;#8217;est peut-être le plus difficile, et cela nous est imposé&amp;nbsp;; c&amp;#8217;est l&amp;#8217;extrême, c&amp;#8217;est l&amp;#8217;ultime preuve, la mise à l&amp;#8217;épreuve, c&amp;#8217;est le travail pour lequel tout autre travail n&amp;#8217;est que préparation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C&amp;#8217;est pourquoi les jeunes gens, qui sont en tout des débutants, ne sont pas encore capables de l&amp;#8217;amour&amp;nbsp;; ils doivent l&amp;#8217;apprendre. De tout leur être, de toutes leurs forces ramassées autour de leur c&amp;#339;ur, solitaire, inquiet, et dont montent les battements, ils doivent apprendre à aimer. Mais le temps de l&amp;#8217;apprentissage est toujours long, et clos&amp;nbsp;; aimer est donc, pour longtemps, loin en entrant dans la vie -&amp;nbsp;: solitude&amp;nbsp;: c&amp;#8217;est une plus intense et plus profonde manière d&amp;#8217;être seul, pour qui aime. Aimer n&amp;#8217;est rien d&amp;#8217;abord qui signifie se fondre, se donner, s&amp;#8217;unir à une seconde personne (que serait en effet l&amp;#8217;union de l&amp;#8217;inéclairci, de l&amp;#8217;imprécis, de ce qui n&amp;#8217;est pas encore en ordre ?) c&amp;#8217;est pour l&amp;#8217;individu une sublime occasion de mûrir, de devenir en soi-même quelque chose, de devenir monde, pour l&amp;#8217;amour d&amp;#8217;un autre, monde pour soi-même&amp;nbsp;; aimer est une grande et immodeste exigence envers l&amp;#8217;individu, c&amp;#8217;est une chose qui le choisit et l&amp;#8217;appelle vers le vaste. C&amp;#8217;est dans ce sens seulement, celui d&amp;#8217;une tâche, d&amp;#8217;un travail sur soi («&amp;nbsp;ausculter et marteler jour et nuit ») que des jeunes gens devraient se servir de l&amp;#8217;amour qui leur est donné. Se fondre, se donner toutes les manières d&amp;#8217;être en commun, voilà qui n&amp;#8217;est pas pour eux (il leur faut longtemps, longtemps encore, épargner et amasser), voilà l&amp;#8217;ultime, ce à quoi, peut-être, des vies humaines ne peuvent encore suffire aujourd&amp;#8217;hui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Or, c&amp;#8217;est là que se trompent, si souvent et si lourdement, les jeunes gens (qui, essentiellement n&amp;#8217;ont pas de patience)&amp;nbsp;: ils se jettent les uns aux autres, quand l&amp;#8217;amour vient à eux, ils se répandent tels qu&amp;#8217;ils sont, avec tout leur déséquilibre, leur désordre, leur confusion&amp;#8230;&amp;nbsp;: mais que doit-il en advenir&amp;nbsp;? Que doit faire la vie de ce tas de mi débris qu&amp;#8217;ils appellent leur communauté et qu&amp;#8217;ils aimeraient bien, si c&amp;#8217;était permis, nommer leur bonheur, et leur avenir&amp;nbsp;?
Là chacun se perd pour l&amp;#8217;amour de l&amp;#8217;autre, et perd l&amp;#8217;autre, et beaucoup d&amp;#8217;autres qui voulaient encore venir. Et perd les vastes espaces, les possibilités, échangeant l&amp;#8217;approche et la fuite de choses silencieuses, pleines de pressentiments, contre une perplexité stérile d&amp;#8217;où plus rien ne peut venir&amp;nbsp;; rien qu&amp;#8217;un peu de dégoût, de déception, de pauvreté, et l&amp;#8217;on cherche son salut dans l&amp;#8217;une des nombreuses conventions qui, pareilles à des refuges publics, bordent en grand nombre ce très dangereux chemin. Nulle région de l&amp;#8217;expérience humaine n&amp;#8217;est pourvue de conventions au même point que celle-ci&amp;nbsp;: il y a là toute une variété d&amp;#8217;inventions, ceintures de sauvetage, canots, flotteurs&amp;nbsp;; si la convention sociale a su créer tant de sortes d&amp;#8217;abris, c&amp;#8217;est que, dès lors qu&amp;#8217;elle inclinait à prendre la vie amoureuse comme un divertissement, elle devait lui donner une forme légère, peu coûteuse, sans danger, sans risque, comme sont les divertissements publics.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans doute bien des jeunes qui aiment mal, c&amp;#8217;est-à-dire en un pur et simple abandon, et au prix de leur solitude (la moyenne en restera toujours là), sentent-ils qu&amp;#8217;une faute les écrase, et veulent-ils, à leur manière propre et personnelle, rendre viable et fécond l&amp;#8217;état où ils sont tombés&amp;nbsp;: car leur nature leur dit que les questions de l&amp;#8217;amour, moins encore que tout ce qui a quelque autre importance, ne saurait trouver de solutions publiques ni conforme à tel ou tel accord&amp;nbsp;; qu&amp;#8217;il s&amp;#8217;agit là de questions, de proches questions, d&amp;#8217;humain à humain, et qui exigent une réponse à chaque fois nouvelle, particulière, seulement personnelle&amp;nbsp;: mais eux, qui déjà se sont jetés ensemble et qui ont perdu toute délimitation ou distinction, qui n&amp;#8217;ont donc plus rien en propre, comment pourraient-ils trouver en eux-mêmes de quoi sortir de la profondeur de la solitude déjà ensevelie&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Leurs actions découlent d&amp;#8217;une commune détresse et, lorsqu&amp;#8217;ils veulent échapper, avec la meilleure volonté, à la convention qui leur saute aux yeux (le mariage, par exemple), ils tombent dans les tentacules d&amp;#8217;une solution moins bruyante, mais où la convention n&amp;#8217;est pas moins mortelle&amp;nbsp;; rien alors, en effet, qui ne soit, tout alentour d&amp;#8217;eux &amp;#8211; convention&amp;nbsp;; là où, trop tôt confluente, une trouble communauté est à la source des actions, toute action est conventionnelle, tout rapport auquel conduit pareil désarroi a sa convention , quelque inhabituel (c&amp;#8217;est-à-dire dans le sens courant, immoral) qu&amp;#8217;il puisse être&amp;nbsp;; oui la rupture même serait là un pas conventionnel, une impersonnelle décision de hasard, sans force et sans fruit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A regarder de près, avec sérieux, on trouve que, comme pour la mort, qui est difficile, il n&amp;#8217;est pour le difficile amour, aucune lumière, aucune solution, nul avis ni voie qui aient été reconnus&amp;nbsp;; et pour ces deux tâches, que nous portons dissimulées et que nous transmettons sans les ouvrir, nulle règle commune, ni fondée sur un accord, ne se laisse découvrir. Mais, dans la mesure même où nous commencerons à faire en individus l&amp;#8217;essai de la vie, ces grandes choses viendront à nous, les individus, dans une plus grande proximité. Les exigences que le difficile travail de l&amp;#8217;amour impose à notre développement dépassent les dimensions d&amp;#8217;une vie et nous ne pouvons, débutants que nous sommes, y répondre. Mais si néanmoins nous tenons bon, et si nous prenons sur nous cet amour comme une charge, comme un apprentissage, au lieu de nous perdre en tout ce jeu léger et frivole à l&amp;#8217;abri duquel les hommes ont esquivé le sérieux le plus sérieux de leur existence &amp;#8211; alors un petit progrès et un soulagement seront peut-être sensibles à ceux qui viendront longtemps après nous&amp;nbsp;; ce serait beaucoup.(...)&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.printempsdespoetes.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.printempsdespoetes.com/images/afficheweb.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Pirate des Caraïbes</title>
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  <issued>2007-02-18T09:39:49+00:00</issued>
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  <author><name>Léga Moriquendi</name></author>
  <dc:subject>Lu, vu, entendu</dc:subject>
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  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/dotclear/images/piratesdescaraibes.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;eh oui, j'ai enfin vu ce monument de la culture cinématographique du XXIème siècle. Enfin, vu est un faible mot, puisque j'avoue m'être endormie autour de la vingtième minute, et m'être réveillée pour le générique de fin... Mais le peu que j'en ai vu me permet de dire deux choses&amp;nbsp;: Johnny Depp en mou du bulbe c'est plutôt une bonne idée, en tout cas c'est assez drôle, et Orlando Bloom en brun ça fait vraiment bébé. Dommage, je le trouvais superbe dans le Seigneur des Anneaux (mais bon, j'exagère, là aussi il avait l'air d'avoir 16 ans). Enfin, encore une soirée qui m'aura aidée à me lever en forme le lendemain :)&lt;/p&gt;</content>
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